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Les Lagons d’Ouvéa et de Beautemps-Beaupré : patrimoine mondial de l'UNESCO


Depuis le 8 juillet 2008, une partie des lagons, récifs et mangroves de Nouvelle-Calédonie est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce « bien en série » est constitué de six sites (le Grand Lagon Sud, la Zone Côtière Ouest, les atolls d'Entrecasteaux, les atolls d'Ouvéa et Beautemps-Beaupré, le Grand Lagon Nord, la Zone Côtière Nord et Est).


Ilôt Ouvéa




►    Ilôt de la barrière récifale de l'Atoll d'Ouvéa appartenant aux Pléiades du Sud. Le versant externe du récif entourant cet îlot présente une structure en éperons-sillons (photo. DIL)













Biens inscris à l'UNESCO
Les îles Loyauté actuelles sont d’anciens atolls soulevés, à des degrés d'émergence différents. Ouvéa, 46 m d’altitude en son point le plus haut, se caractérise par un vaste lagon d'atoll de 850 km². Au nord, Beautemps-Beaupré est un atoll beaucoup plus petit (120 km²) qui n'a que peu de terres émergées. Ouvéa et Beautemps-Beaupré sont donc des atolls ou bancs océaniques avec plusieurs récifs et îlots périphériques, plus ou moins séparés les uns des autres, bordant un lagon central. Ils sont isolés et ne reçoivent pas d’apport terrigène.
C’est une zone considérée comme présentant un intérêt éco-régional en terme de conservation.


►    Cartographie du bien inscrit au patrimoine de l’UNESCO




Le service environnement de la province des îles, collectivité compétente en matière environnementale (Loi organique du 19 mars 1999), accompagne les Ouvéens dans la gestion du bien inscrit. En 2007, en préparation de ce classement, les coutumiers d’Ouvéa et la province signèrent « la déclaration commune ». Ce texte traduit la philosophie et l’esprit dans lequel, les coutumiers et la province conçoivent et inscrivent la protection de l’environnement.

 

Nous retiendrons de ce texte important deux idées phares, d’une part, l’idée de « reconnaissance commune ». En ce sens la province reconnaît la légitimité des coutumiers sur des espaces, notamment le domaine public maritime (D.P.M.), et les coutumiers reconnaissent à la province une légitimité à intervenir dans le cadre de leur compétence sur ces mêmes espaces. D’autre part cette déclaration, dans son principe 2, lie les aspects naturels et culturels de la préservation environnementale. C’est en ce sens qu’elle traduit la philosophie du concept nature/culture dans la société Kanak, car la nature s’avère être le support vivant et physique de la culture Kanak.

 

C’est donc sur cette base que la province travaille à la co-gestion du site inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Les coutumiers se sont, quant à eux, structurés en groupement de droit particulier (G.D.P.L.). Cette structure juridique étant, pour ces derniers, la plus adaptée dans le contexte particulier des Loyauté, à savoir une quasi-totalité de « terre coutumière » (cf. : loi organique du 19 mars 1999). Ce GDPL à vocation environnementale est le GDPL Bomene Tapu (l’île sacrée).

 

Afin de gérer au mieux le site, le GDPL Bomene Tapu en collaboration avec la province des îles, et le service environnement en particulier, et l’appui de Conservation Internationale, ont réfléchi sur un plan de gestion du site, mais aussi le mode de gouvernance qui permettrait sa mise en place.


►    L’élaboration du plan de gestion s’est fait avec les Ouvéens, des ateliers ont donc été réalisé avec les différentes tribus de l’île.

 

La photo centrale est un moment important car il fige la validation et l’adoption du plan de gestion par le GDPL réunit en Assemblée Générale.




Ce plan d’action et de gestion de la zone s’organise autour de 8 grandes thématiques que résume le schéma ci-dessous :



►   Ces 8 grandes thématiques se déclinent en sous-thème, eux même déclinés en objectifs regroupant des actions à mettre en œuvre pour la préservation de la valeur universelle et exceptionnelle du site




La mise en œuvre de ce plan d’action pluriannuel nécessite la mobilisation d’acteurs (institutionnels, associatifs, socio-professionnels …) afin d’une part d’inscrire la dynamique dans du « participatif », et d’autre part avoir les acteurs les plus à mêmes à enrichir l’application et l’implémentation du plan de gestion. La réflexion commune menée par la province et les coutumiers a conduit à la mise en place d’un organe gestionnaire du site, que le schéma ci-dessous illustre :

 



Cet organe est donc constitué de groupe technique, au nombre de 5, ils ont à leur charge, sous l’égide du GDPL et de la province, la mise en œuvre du plan de gestion. Ces groupes techniques regroupent des représentants coutumiers (membres du GDPL et référent attitré des GT), des représentants de la Mairie, des représentants des associations, et des acteurs sociaux professionnels des secteurs en question.