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Les voix s’élèvent contre la violence


Parti de la paroisse de Qanono, le cortège composé de nombreuses personnes, des femmes, mais aussi des hommes, des partenaires, des organismes sociaux, des membres de la Fédération et des associations de femmes de Lifou, des coutumiers ou encore des lycéens a rejoint la Mairie de Wé. Sur les banderoles, on pouvait lire : « violences STOP 96.33.42 AVIL », « Journée de lutte contre les violences faites aux femmes » ou encore « Association Avil - ce i xone xatua », ce qui signifie « porter la souffrance de l’autre ».

 

Arrivés à la mairie, à l’issue d’une cérémonie traditionnelle de coutume, les différentes associations se sont présentées puis l’ensemble des participants a été convié à une collation à base de produits locaux, préparée par l’association des femmes de Wassagne.  La solidarité était évidente lors de cette journée, bercée par des chants des mamans, des danses traditionnelles et des slams des collégiens.

 

Au-delà de la parole échangée, les personnes présentes ont pu rencontrer les associations ou les services provinciaux qui s’occupent de cette problématique de violences.

 

L’après-midi a été consacré à des ateliers de réflexion sur les violences intrafamiliales sous forme d’ateliers (expression artistique à travers des dessins, de la peinture ou collage et réflexion quoi, qui, quand, comment, pourquoi et où) avec en toile de fond les thématiques « Assumons ensemble nos responsabilités à la tribu » et «  Comment éradiquer ensemble la violence faite aux femmes ? »

 

L’organisation de cette journée par le Service de la Femme et de la Famille de la Province des Iles Loyauté, l’Association d’Aide aux Victimes de Lifou (AVIL) et la Fédération des Femmes Ne Drehu, a permis des  rencontres, des échanges, des partages d’expériences durant toute la journée et vient compléter le travail sur le terrain dans le cadre des formations « primo écoute » ou autres actions comme soutenir et accompagner les victimes dans le respect des règles de déontologie que sont notamment la gratuité, la confidentialité et le respect de la volonté de la victime.

 

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Compte tenu des spécificités de la culture kanak et de la vie en tribu, de nombreuses femmes n’ont pas fait le déplacement à la journée internationale pour l'élimination des violences par peur de représailles. C’est pourquoi un gros travail de terrain est en cours depuis 2015.