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Leylany IPUNESSO la nouvelle pépite du tennis calédonien


Et si, en 2024, 2028, 2032 ou 2036, elle aussi participait au tournoi olympique de tennis ? Alors que les Angélique Kerber ou Garbine Muguruza se mettent en ce moment des claques en coup droit sur les courts en dur de Rio, difficile pour Leilany Ipunesso de ne pas rêver de les imiter un jour. Mais le chemin est encore long pour la Calédonienne, elle qui raconte avoir tapé ses premières balles à 4 ans, avant de s'inscrire au club de l'Olympique, à Nouméa

Repérée « par les responsables du club de Wé, du comité provincial des îles » et par Alain Chabrier, coach à Nouméa, la jeune droitière intègre le centre territorial de la Ligue, renforce son entraînement pendant trois ans, puis élargit son horizon.

« Un premier stage de sélection de trois semaines à Paris » où, se souvient la joueuse, elle est « notée au jour le jour lors de différents matchs ». Avant deux nouveaux séjours en France pour se faire remarquer. Abnégation payante puisque Patrick Mouratoglou, fondateur de l'académie privée de tennis du même nom et entraîneur de Serena Williams, voit en Leilany « un potentiel malgré un manque de constance ».

Soutenue financièrement par le gouvernement et la province des Îles, la Calédonienne s'installe en 2015 à Antibes, dans le sud-est de la Métropole. Son quotidien ? Un programme scolaire aménagé avec, ces derniers mois, « seulement quatre élèves » dans sa classe de 6e (elle intègre la 5e en septembre).

Entourée de joueuses venant des cinq continents (Australie, Russie, Chine, Zimbabwe, Pérou…), Leilany parle anglais en cours comme sur les courts, où elle enchaîne « deux heures d'entraînement par jour » en plus de la préparation physique et des nombreux tournois.

Une expérience « stressante au début », finalement « enrichissante », que l’adolescente espère prolonger, dans quelques années, en intégrant « une université aux États-Unis ». Avant, pourquoi pas, de faire ses premiers pas sur le circuit WTA.

Sceptique, Gérard Winter, conseiller technique régional, reconnaît à Leilany « un bon coup droit et des qualités physiques », mais pointe du doigt « son revers, son irrégularité et son classement à 15, d’un niveau régional et pas national ». Un diamant brut encore à polir